Marion Moulin, une enfance passée à fouiner dans les boîtes de couleurs et les cartons à dessin, imprégnée des effluves des peintures et vernis de son père artiste-peintre : tout destinait Marion Moulin à croquer la vie. Après quelques pérégrinations circumterrestres, voyages et rencontres, et une escale dans la mode, Marion Moulin exhume à 30 ans une évidence enfouie dans le passé familial : la peinture est sa véritable passion. Elle quitte Genève, s’installe à Courchevel et brouille les pistes. Car ceux qui connaissent son enthousiasme, sa spontanéité, son amour de l’Italie et de l’art de la Renaissance, sont toujours surpris par ses œuvres où la matière brute s’impose dans son apparente aridité. Son travail amalgame pigments et feuilles d’or, d’argent ou de cuivre, papier ou carton, pour restituer les infinies subtilités de la matière.
Les traits rectilignes ou volutes, sont souvent les linéaments de structures gigognes d’une géométrie fractale qui tairait son nom et où la vie organique primordiale aurait déposé lichens, écorces, cuirs, peaux,... A y regarder de plus près, ces textures matricielles sont incroyablement vivantes, énergiques et changeantes. Comme toutes les belles œuvres, elles se révèlent selon les heures et les jours, différentes, au gré des nuances de la lumière, et pleines des promesses de l’éclairage à venir. Marion Moulin n’aime pas que l’on intellectualise sa peinture. Alors taisons-nous et disons simplement que cette instinctive douée aime le beau, que le beau le lui a rendu, et que vous aimerez sans doute le partager avec elle.
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« Plongez dans les yeux verts de Marion. Vous y verrez des reflets d' or, des éclairs noirs et turquoise, une lumière incomparable. Contemplez ses oeuvres. Elle y a jeté la même force de caractère, le même éclat. Stries de métal brillant, or, argent ou bronze, travail en force de la matière à la truelle, sensualité féminine, harmonie abstraite d' une artiste complète et passionnée. Ici, se dessine une peau de reptile, à moins que ce ne soit la rugosité d' une écorce ou la douceur d' un cuir patiné. Que lisez-vous dans ce regard ? La force d' une belle âme qui en appelle à vos émotions profondes. »
Caroline TOSSAN, journaliste
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